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11 janvier 2010

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Villepin : objectif-France

Ce 28 janvier 2010, et après près de 4 ans de polémiques, Dominique de Villepin vient d’être relaxé. L’affaire Clearstream qui devait l’enterrer pourrait bien se retourner contre celui qui s’était constitué partie civile : Nicolas Sarkozy. Cette sombre machination a offert un cadeau d'anniversaire empoisonné au locataire de l'Elysée.
Les militants villepinistes ont attendu avec anxiété cette libération. "Dominique de Villepin a rencontré son destin aujourd'hui", lance Patrice Charles, conseiller municipal de Moissac ; "Le boucher peut fermer sa boutique !", ironise son voisin faisant allusion au crochet de boucher de Nicolas Sarkozy.
Il est évident que, pour ma part, je me réjouis de ce verdict, et ce n'est pas l'appel interjeté par Jean-Claude Marin, procureur de la République de Paris, qui changera quelque chose. A ce propos, Nicolas Sarkozy feint d'être beau joueur ; il ne fera pas appel de ce jugement. Par bonté ? Pour effacer la haine qu'il a manifestée envers Dominique de Villepin ? Non. Il n'a pas fait appel pour une raison simple : il n'en avait pas le droit.
De son côté, le député UMP du Morbihan, François Goulard accuse : "Pour le chef de l'Etat, la justice est un instrument, un instrument de pouvoir". Présidente du Club Villepin, Brigitte Girardin a prévenu vendredi sur RFI que la perspective d'un nouveau procès allait renforcer l'énergie de l'ancien Premier ministre. "Plus on essaiera de l'attaquer, de l'empêcher d'avoir cet engagement politique qui est toute sa vie, plus sa détermination et son énergie seront fortes", a-t-elle fait valoir.

Objectif : la France

Maintenant, l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac a les coudées franches. Il affirme vouloir servir la France et les Français. Il veut constituer une alternative à Nicolas Sarkozy. Je serais tenté de dire l'Alternative tant il est vrai qu'ailleurs, il n'y a pas matière à l'imaginer possible.
Ce combat, Dominique de Villepin veut le mener pour redonner à la France une réelle perspective s'enracinant dans une "tradition gaulliste, sociale, républicaine".
Bien entendu, cela ne peut qu'agacer l'actuel chef de l'Etat. De Villepin dérange. "Villepin ? C'est du bruit médiatique, assure Franck Louvrier, conseiller en communication de l'Elysée. Il n'a pas de parti, pas d'argent, pratiquement pas de parlementaires. Personne ne le suivra !"
En voilà un qui pourrait perdre sa place. Dominique de Villepin n'a pas de parti ? Et alors ! Ses soutiens, plus nombreux qu'on ne le pense au sein du peuple de France, représentent un atout majeur en mesure de créer le rassemblement que l'ancien Premier ministre appelle de ses vœux. "Quoi qu'il arrive, je continue. Je n'ai pas le choix." précise-t-il.
Des parlementaires le soutiennent aussi, et ils pourraient être bien plus nombreux dans les mois qui viennent. Quant à l'argent, je n'en parlerai pas. Ce mot est devenu indécent depuis que Nicolas Sarkozy est à l'Elysée.
Les gaullistes de conviction, famille à laquelle j'ai l'honneur et le bonheur d'appartenir, sont, pour une part importante, organisés, structurés, prêt à entamer un nouveau combat pour notre "cher et vieux pays".
"Aujourd'hui, la vraie question est de savoir s'il va franchir le Rubicon et si l'on va passer de l'homme à un projet. Dominique de Villepin incarne quelque chose, mais la seule incarnation ne suffit pas" précise avec bon sens Nicolas Dupont-Aignan, député gaulliste et Président de "Debout la République".

"Son seul interlocuteur politique, c'est le peuple français"

Dans la perspective de l'élection présidentielle de 2012, plusieurs solutions s'offrent à Dominique de Villepin.
Certains avancent la possibilité d'une "tendance villepiniste" interne à l'UMP. Elle est impensable ; elle classerait son chef comme un "sous-fifre" du parti de Sarkozy. Dominique de Villepin ne saurait être à ce niveau.
Par ailleurs, la notion même de rassemblement des Français au-delà des clivages traditionnels qu'il veut incarner ne pourrait s'y développer. L'accueil chaleureux qu'il reçoit au cours de ses déplacements, notamment dans les banlieues les plus populaires, interdit d'envisager une telle perspective.
Les Français aspirent à une autre vision politique. Ils sont fatigués de la "politicaillerie" sarkozienne pour reprendre un bon mot du général de Gaulle.
Alors, une seule solution : rassembler tous ceux qui souhaitent une alternative "gaulliste, républicaine et sociale" au sein d'un véritable mouvement populaire et indépendant.
Alain KERHERVE
http://www.gaullisme.fr

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