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Déplacement - stationnement

30 mai 2008

Crise des transports en Ile-de-France : et si la polémique Huchon-Sarkozy pouvait être utile aux franciliens ?

Le berger a répondu à la bergère. Nicolas Sarkozy, fidèle à lui-même, a tenté de surfer sur une campagne de presse évoquant la dégradation continue des conditions de transports sur la ligne A du RER. Il a annoncé que la RATP (au sein laquelle l’Etat est actionnaire majoritaire) pourrait investir 200 à 300 millions d’euros en faveur de cette ligne. Coup de com ou réelle inflexion politique ?

La réponse de Jean-Paul Huchon n’a pas tardé. Il estime lui que c’est un plan d’investissement de 17 milliards sur 10 ans qui est nécessaire pour améliorer les transports publics en Ile-de-France. Car il n’y a pas que les voyageurs de la ligne A qui souffrent. Que dire de la ligne 13 de métro ? Et des trains de banlieue en retard quand ils ne sont pas tout simplement annulés.

Reconnaissons que la crise des transports en Ile-de-France ne date pas d’aujourd’hui. La région et son Président président le STIF (syndicat responsable de l’organisation les transports publics) depuis 2004 seulement. Cette crise résulte de choix qui ont été fait dans le passé et dont nous payons aujourd’hui les conséquences économiques et environnementales.

Car il y a eu un sous-investissement chronique en transports publics ces 20 dernières années. Le tout-voiture, la priorité donnée aux investissements routiers et auto-routiers par l’Etat, ont mis nos concitoyens en situation d’« l’auto-dépendance ». La voiture est de loin le premier mode de déplacement, avec plus de 80% des parts de marchés. Les conséquences de ce choix des décideurs politiques sont doublement catastrophiques.

Que se passe-t-il aujourd’hui ? Le pétrole, dont on sait depuis bien longtemps qu’il est une ressource non-renouvelable, devient de plus en plus cher. Le prix du baril a doublé entre 2007 et 2008. A court terme, l’impact sur le pouvoir d’achat devient de plus en plus insupportable au sens économique et social du terme. Mais c’est il faut avoir le courage de le dire, nous sommes entrés dans l’ère de l’énergie chère. Le temps de l’énergie à bas prix est derrière nous et il faut ajuster les choix politiques à cette nouvelle donne, faute de quoi nous irons de catastrophes en désillusions…

Si l’on ajoute à cela, ce que chacun ne peut plus ignorer, à savoir les conséquences environnementales du transport routier, que ce soit dans l’augmentation des pollutions ou sur le réchauffement climatique, la boucle est bouclée.

Nos concitoyens sont donc tentés de sortir de cette « auto-dépendance ». Mais ils se trouvent alors confrontés à « l’aventure » des transports publics. Car, les infrastructures ne sont pas à la hauteur de cet enjeu de civilisation qu’est devenu le transport et la mobilité durable dans notre société.

Que faire ?

D’abord, pour être crédible, Nicolas Sarkozy et son fils doivent abandonner leur lubie neuilléenne qui consiste à dépenser 1 milliards d’euros pour couvrir la RN 13 au seul profit d’une minorité d’habitants. Ce milliard doit servir à financer des tramways, des bus ou à changer le matériel roulant Le Président de la République doit ensuite demander au gouvernement de réorienter tous les crédits d’investissement en faveur du transport public.

Ensuite, les collectivités locales doivent prendre leur responsabilité. Elles doivent mettre en place des plans d’investissement dans les transports, comme l’a proposé Jean-Paul Huchon. A Colombes nous ne pouvons agir seul. La commune est un espace trop restreint pour les investissements nécessaires dans des infrastructures lourdes. Colombes doit s’associer avec les communes voisines et obtenir ainsi des financements pour la prolongation du T1, qui n’entre pas à ce jour dans les priorités de la Région actuellement. Nous devons nous battre pour attirer dans la boucle nord des Hauts-de-Seine, les investissements dont nous avons besoin. Sur le territoire communal, nous pouvons agir pour demander l’amélioration de la fréquence des bus à la RATP et la rénovation des gares à l’image de ce qui va se passer pour la gare du centre à la SNCF. Et surtout, il faut développer des actions nouvelles en faveur des modes de déplacements alternatifs à la voiture. C’est le chantier qui nous attend dans les prochaines années.

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26 mai 2008

Le culot de Patrick "Pinocchio" Devedjian

Gouetabauerdevedjian Nous connaissions déjà les dérapages de monsieur Devedjian. Nous le savions capable de caricaturer et d'alimenter la polémique. Mais je dois avouer que le président du Conseil général s'est surpassé dans un entretien au Monde le 23 mai dernier. Toujours à l'affût d'une polémique, monsieur Devedejian rebondit sur les problèmes rencontrés par les usagers de la ligne A du RER pour démolir le travail de la Région Ile-de-France, critiquer la ville de Paris et descerner à la droite un brevet de bonne gestion dans le département des Hauts-de-Seine depuis 1967 ! Rien de moins.

Partisan d'une pseudo-thérapie de choc, monsieur Devedjian fait des propositions plus farfelues les unes que les autres :

  •  la recentralisation des transports en Ile-de-France avec la création d'un STIF contrôlé âr l'Etat qui aurait en plus des transports, la charge des infrastructures routières. Quelle drôle d'idée de reprendre l'argent du transport public pour financer des routes et des autoroutes ?
  • enfouissement de la RN 13 à Neuilly, prochain coûteux et inutile. Oser dépenser un milliard d'euros pour un tel projet alors que les investissements manquent cruellement dans le transport public serait une provocation.
  • extension de la Défense, présenté comme le "poumon" de l'Ile-de-France. Monsieur Devedjian a si peu d'imagination qu'il n'imagine pas que l'on puisse construire des bureaux ailleurs dans la Région...

280px-Pinocchio Plus grave, peut-être en mémoire de ses engagements de jeunesse qui penchaient vers l'extrême droite, Patrick Devedjian donne dans le revisionnisme historique. Je cite " Les deux départements ont été créés en même temps, en 1967. Ils étaient sur un pied d'égalité. La droite a bien géré les Hauts-de-Seine, la gauche a fait d'autres choix, dont la Seine-Saint-Denis paie les conséquences. C'est un peu sommaire de nous dire aujourd'hui : "Vous avez bien investi, donnez-nous une part de votre argent pour financer nos politiques sociales !""

Il fallait oser le faire. Vous ne le saviez pas mais les Hauts-de-Seine sont devenus le département le plus riche, après Paris, grâce à la droite. La gauche, elle, a paupérisé la Seine-Saint-Denis... D'où sort-il cette fable mensongère ? La décentralisation qui a donné de réels pouvoirs aux conseils généraux à partir de 1982. Avant cette date, les principaux choix stratégiques et financiers dans les départements appartenaient à l'Etat.

Le Pinocchio de l'UMP a encore frappé.

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24 mai 2008

Philippe Sarre interrogé par le Parisien cette semaine

 

ELU IL Y A deux mois, Philippe Sarre, le nouveau maire socialiste de Colombes, commence à imprimer sa marque sur la commune. Sur son bureau, plusieurs dossiers

IMGP2768 majeurs comme le logement, la police municipale, l'intercommunalité et les finances, bien sûr.

Comment se sont passés ces deux premiers mois ?

Philippe Sarre : II v a eu une phase d'installation durant laquelle j'ai composé mon équipe rapprochée. J'ai recruté un directeur de cabinet, un chef de cabinet, mon secrétariat, et j'ai changé de directeur général des services, mais, globalement, les choses se sont faites en douceur et dans le respect des personnes J'ai conservé au cabinet des gens qui travaillaient, dans un vrai esprit de continuité du service public. J’ai aussi commencé à ouvrir des dossiers.

Sur quels dossiers travaillez-vous ?

Celui du stationnement, par exemple, j’ai à cœur de reconsidérer cette question et notamment de rétablir une heure de gratuite dans les parkings publics du centre-ville. La délégation de service public pour le parking et le stationnement a été conclue avec la société Omniparc pour trente ans. Aujourd'hui, nos exigences peuvent conduire à une rupture. En matière de securité, il v a aussi le chantier de la police municipale, que j'ai récupérée très désorganisée et sans directives politiques. Je souhaite prendre le temps nécessaire pour la restructurer, lui donner des missions politiques claires, notamment en termes de proximité.

 

Que comptez-vous taire en matière de logement ?

Il existe une vraie demande des habitants, non seulement légitime mais souvent humainement urgente, avec des personnes qui dorment à dix dans une pièce, d'autres dans leur voiture. Nous allons construire une centaine de logements sociaux sur l'île Marrante C'est déjà plus que la municipalité précédente, qui n'en a pas construit du tout en sept ans i Puis, la cadence sera de cent a cent cinquante par an, pour arriver à environ huit cents sur la mandature, et maintenir le taux de logements sociaux aux alentours de 33 % Au total, nous visons deux mille cinq cents logements construits en six ans, tous types d'habitat confondus. Par ailleurs, Colombes dispose de la plus grosse zone pavillonnaire en petite couronne et nous souhaitons la maintenir. II v avait de grosses opérations immobilières prévues avenue Henri-Barbusse, ou encore un périmètre d'étude boulevard Charles-de- Gaulle, qui gêneraient beaucoup d'inquiétude. Nous les avons stoppées et la zone pavillonnaire sera préservée.

Quelle sera votre politique en termes d'impôts ?

Ils n'augmenteront pas. II v a eu un vrai matraquage en 2001, qui a rendu la pression

fiscale insupportable Notre objectif est donc de les diminuer sur l'ensemble de la

mandature pour revenir aux taux des communes de même strate que Colombes en

Ile-de-France. Concrètement, cela devrait se traduire par une baisse de 2 % chaque année sur l'ensemble de la mandature. Par ailleurs, des la rentrée, nous allons repenser

l'ensemble de notre tarification pour le periscolaire, les cantines, les centres de

loisirs, les classes transplantées. Les tarifs ont beaucoup augmenté. II faut un

rééquilibrage.

On parle aujourd'hui d'intercommunalité dans la boucle nord.

II v a des contacts qui se prennent aujourd'hui, avec Clichy, Asnières. Nous sommes encore dans une phase d'exploration, nous discutons, nous échangeons. Je souhaite aussi rencontrer les maires de Gennevilliers, de Villeneuve-la- Garenne, de Bois-Colombes Si une intercommunalité voit le jour, Colombes v prendra toute sa place II v a des initiatives intéressantes à mener Pourquoi pas un partenariat autour de la sécurité dans les immeubles sociaux ? La question est aujourd’hui préoccupante, coûte cher au

contribuable et a la ville, et génère un pourrissement de la vie sociale dans certains

quartiers.

Propos recueillis par Matthieu Pelloli

29 avril 2008

Agir pour le développement durable : le retour de la semaine européenne de la mobilité à Colombes en 2008

Je vous annonce une bonne nouvelle en avant-première : le retour probable de la semaine européenne de la mobilité à Colombes en 2008. Grâce au travail des services de la ville, nous envisageons de reprendre cette initiative abandonnée en 2007 après avoir été mise en oeuvre en 2006. Kezako la semaine européenne de la mobilité ?

Chaque année, lors de la 3ème semaine du mois de septembre, toute l’Europe se mobilise pour promouvoir des solutions de transport alternatives. Durant cette semaine européenne de la mobilité, la France organise une opération intitulée « Bougez autrement ! », qui s’adresse aux villes et autres collectivités, mais également aux réseaux de transports, aux associations, aux entreprises et aux services publics. Cette année le thème sera " de l'air en ville".

Pour que Colombes soit labellisée dans le cadre de cette "Semaine européenne de la mobilité", nous devons nous engager sur au moins deux objectifs :

· valoriser auprès du grand public vos bonnes pratiques en matière de gestion des déplacements ;

· tester et adopter des mesures pérennes en faveur des transports en commun et des modes de transports doux.

Je dois vous rappeler qu'en 2006, Colombes s'était déjà inscrite dans cette opération. Modestement. Mais en 2007, machine arrière, pas d'opération semaine européenne de la mobilité alors que c'était tout à fait possible...

Pour ma part, je souhaiterai que la circulation automobile soit reduite dans une partie de la commune. D'une manière générale, avec les services de la ville, nous réfléchissons aux moyens de favoriser tous les autres modes de circulation.

Pour en savoir plus : http://www.bougezautrement.gouv.fr

25 février 2008

Colombes demain, une ville écologique (4)

Img_1206 Une proposition : Se déplacer en ville, bouger autrement

Se déplacer en ville, c’est emmener ses enfants à l’école, rejoindre son travail, déposer un courrier à la poste, faire ses courses, … autant de petits évènements simples de notre vie quotidienne. Et pourtant, aucun d’entre eux n’est anodin, selon notre mode de déplacement (à pied, en voiture, en bus, …), leur fréquence (tous les jours, une fois par semaine, …) si nous sommes seuls ou à plusieurs … Notre mobilité crée des enjeux environnementaux (impact sur la qualité de l’air en ville, et la contribution au changement climatique), sociaux (accessibilité des équipements et des services, coûts de l’énergie, les impacts sur la santé), économiques (impulsion de nouvelles activités économiques : à une échelle plus large des nouveaux modèles de voiture plus respectueux de l’environnement, ou encore à une échelle plus locale : la création d’entreprises de réparation de vélo ou d’auto-partage par exemple).

La ville de Colombes est bien desservie en transports en commun. Elle le sera encore davantage avec l'arrivée de la ligne de tramway T2 qui va être prolongée de La Défense à Bezons, puis ultérieurement de la ligne T1 qui traversera Colombes d'est en ouest. Ces projets sont structurants pour le Colombes de demain et nécessite d’être anticipé.

Ainsi, une véritable politique locale en matière de déplacement & mobilité doit voir le jour à Colombes. Il s’agit d’avoir une politique globale volontariste à même de favoriser le développement des moyens de déplacement alternatifs à la voiture et de faire ainsi davantage de place aux piétons, aux vélos ainsi qu’aux transports en commun. Il nous semble donc important :

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