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mai 2008

30 mai 2008

Crise des transports en Ile-de-France : et si la polémique Huchon-Sarkozy pouvait être utile aux franciliens ?

Le berger a répondu à la bergère. Nicolas Sarkozy, fidèle à lui-même, a tenté de surfer sur une campagne de presse évoquant la dégradation continue des conditions de transports sur la ligne A du RER. Il a annoncé que la RATP (au sein laquelle l’Etat est actionnaire majoritaire) pourrait investir 200 à 300 millions d’euros en faveur de cette ligne. Coup de com ou réelle inflexion politique ?

La réponse de Jean-Paul Huchon n’a pas tardé. Il estime lui que c’est un plan d’investissement de 17 milliards sur 10 ans qui est nécessaire pour améliorer les transports publics en Ile-de-France. Car il n’y a pas que les voyageurs de la ligne A qui souffrent. Que dire de la ligne 13 de métro ? Et des trains de banlieue en retard quand ils ne sont pas tout simplement annulés.

Reconnaissons que la crise des transports en Ile-de-France ne date pas d’aujourd’hui. La région et son Président président le STIF (syndicat responsable de l’organisation les transports publics) depuis 2004 seulement. Cette crise résulte de choix qui ont été fait dans le passé et dont nous payons aujourd’hui les conséquences économiques et environnementales.

Car il y a eu un sous-investissement chronique en transports publics ces 20 dernières années. Le tout-voiture, la priorité donnée aux investissements routiers et auto-routiers par l’Etat, ont mis nos concitoyens en situation d’« l’auto-dépendance ». La voiture est de loin le premier mode de déplacement, avec plus de 80% des parts de marchés. Les conséquences de ce choix des décideurs politiques sont doublement catastrophiques.

Que se passe-t-il aujourd’hui ? Le pétrole, dont on sait depuis bien longtemps qu’il est une ressource non-renouvelable, devient de plus en plus cher. Le prix du baril a doublé entre 2007 et 2008. A court terme, l’impact sur le pouvoir d’achat devient de plus en plus insupportable au sens économique et social du terme. Mais c’est il faut avoir le courage de le dire, nous sommes entrés dans l’ère de l’énergie chère. Le temps de l’énergie à bas prix est derrière nous et il faut ajuster les choix politiques à cette nouvelle donne, faute de quoi nous irons de catastrophes en désillusions…

Si l’on ajoute à cela, ce que chacun ne peut plus ignorer, à savoir les conséquences environnementales du transport routier, que ce soit dans l’augmentation des pollutions ou sur le réchauffement climatique, la boucle est bouclée.

Nos concitoyens sont donc tentés de sortir de cette « auto-dépendance ». Mais ils se trouvent alors confrontés à « l’aventure » des transports publics. Car, les infrastructures ne sont pas à la hauteur de cet enjeu de civilisation qu’est devenu le transport et la mobilité durable dans notre société.

Que faire ?

D’abord, pour être crédible, Nicolas Sarkozy et son fils doivent abandonner leur lubie neuilléenne qui consiste à dépenser 1 milliards d’euros pour couvrir la RN 13 au seul profit d’une minorité d’habitants. Ce milliard doit servir à financer des tramways, des bus ou à changer le matériel roulant Le Président de la République doit ensuite demander au gouvernement de réorienter tous les crédits d’investissement en faveur du transport public.

Ensuite, les collectivités locales doivent prendre leur responsabilité. Elles doivent mettre en place des plans d’investissement dans les transports, comme l’a proposé Jean-Paul Huchon. A Colombes nous ne pouvons agir seul. La commune est un espace trop restreint pour les investissements nécessaires dans des infrastructures lourdes. Colombes doit s’associer avec les communes voisines et obtenir ainsi des financements pour la prolongation du T1, qui n’entre pas à ce jour dans les priorités de la Région actuellement. Nous devons nous battre pour attirer dans la boucle nord des Hauts-de-Seine, les investissements dont nous avons besoin. Sur le territoire communal, nous pouvons agir pour demander l’amélioration de la fréquence des bus à la RATP et la rénovation des gares à l’image de ce qui va se passer pour la gare du centre à la SNCF. Et surtout, il faut développer des actions nouvelles en faveur des modes de déplacements alternatifs à la voiture. C’est le chantier qui nous attend dans les prochaines années.

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29 mai 2008

Vote du 29 mai : jour de rénovation au Parti socialiste

Le vote du 29 mai constitue un moment important de notre histoire collective comme l' a rappelé François Hollande. Dans un post récent, "Le Parti socialiste continue à dépoussiérer...", j'ai expliqué ma satisfaction de voir le PS proposer au vote des militants une nouvelle déclaration de principe. Nous y sommes.

En adoptant une nouvelle déclaration de principe, la cinquième seulement en plus d'un siècle, le Parti socialiste montre qu'il veut continuer à être le parti du mouvement et du progrès. Le progrès social bien sûr, mais aussi le progrès économique et écologique, les trois piliers indissociables d'un développement durable. Que l’on trouve enfin dans une déclaration de principe du Parti socialiste.

Les râleurs permanents, ceux qui préfèrent que le compteur du socialisme reste bloqué au siècle dernier, diront que le texte est insuffisant, imparfait ou qu'il tourne le dos à nos " idéaux révolutionnaires". Des idéaux qu'ils seraient pourtant bien en peine de définir sans être dans des généralités et des abstractions idéologiques biens connues...

C'est pourquoi, j'appelle mes camarades à voter pour ce texte et pour les modifications statutaires, car il s'agit d'un pas dans la bonne direction : celle d'un parti ancré à gauche mais clairement réformiste, tourné vers l'avenir dans son discours et son fonctionnement, et donc en prise avec le monde tel qu'il est.

 

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26 mai 2008

Le culot de Patrick "Pinocchio" Devedjian

Gouetabauerdevedjian Nous connaissions déjà les dérapages de monsieur Devedjian. Nous le savions capable de caricaturer et d'alimenter la polémique. Mais je dois avouer que le président du Conseil général s'est surpassé dans un entretien au Monde le 23 mai dernier. Toujours à l'affût d'une polémique, monsieur Devedejian rebondit sur les problèmes rencontrés par les usagers de la ligne A du RER pour démolir le travail de la Région Ile-de-France, critiquer la ville de Paris et descerner à la droite un brevet de bonne gestion dans le département des Hauts-de-Seine depuis 1967 ! Rien de moins.

Partisan d'une pseudo-thérapie de choc, monsieur Devedjian fait des propositions plus farfelues les unes que les autres :

  •  la recentralisation des transports en Ile-de-France avec la création d'un STIF contrôlé âr l'Etat qui aurait en plus des transports, la charge des infrastructures routières. Quelle drôle d'idée de reprendre l'argent du transport public pour financer des routes et des autoroutes ?
  • enfouissement de la RN 13 à Neuilly, prochain coûteux et inutile. Oser dépenser un milliard d'euros pour un tel projet alors que les investissements manquent cruellement dans le transport public serait une provocation.
  • extension de la Défense, présenté comme le "poumon" de l'Ile-de-France. Monsieur Devedjian a si peu d'imagination qu'il n'imagine pas que l'on puisse construire des bureaux ailleurs dans la Région...

280px-Pinocchio Plus grave, peut-être en mémoire de ses engagements de jeunesse qui penchaient vers l'extrême droite, Patrick Devedjian donne dans le revisionnisme historique. Je cite " Les deux départements ont été créés en même temps, en 1967. Ils étaient sur un pied d'égalité. La droite a bien géré les Hauts-de-Seine, la gauche a fait d'autres choix, dont la Seine-Saint-Denis paie les conséquences. C'est un peu sommaire de nous dire aujourd'hui : "Vous avez bien investi, donnez-nous une part de votre argent pour financer nos politiques sociales !""

Il fallait oser le faire. Vous ne le saviez pas mais les Hauts-de-Seine sont devenus le département le plus riche, après Paris, grâce à la droite. La gauche, elle, a paupérisé la Seine-Saint-Denis... D'où sort-il cette fable mensongère ? La décentralisation qui a donné de réels pouvoirs aux conseils généraux à partir de 1982. Avant cette date, les principaux choix stratégiques et financiers dans les départements appartenaient à l'Etat.

Le Pinocchio de l'UMP a encore frappé.

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24 mai 2008

Philippe Sarre interrogé par le Parisien cette semaine

 

ELU IL Y A deux mois, Philippe Sarre, le nouveau maire socialiste de Colombes, commence à imprimer sa marque sur la commune. Sur son bureau, plusieurs dossiers

IMGP2768 majeurs comme le logement, la police municipale, l'intercommunalité et les finances, bien sûr.

Comment se sont passés ces deux premiers mois ?

Philippe Sarre : II v a eu une phase d'installation durant laquelle j'ai composé mon équipe rapprochée. J'ai recruté un directeur de cabinet, un chef de cabinet, mon secrétariat, et j'ai changé de directeur général des services, mais, globalement, les choses se sont faites en douceur et dans le respect des personnes J'ai conservé au cabinet des gens qui travaillaient, dans un vrai esprit de continuité du service public. J’ai aussi commencé à ouvrir des dossiers.

Sur quels dossiers travaillez-vous ?

Celui du stationnement, par exemple, j’ai à cœur de reconsidérer cette question et notamment de rétablir une heure de gratuite dans les parkings publics du centre-ville. La délégation de service public pour le parking et le stationnement a été conclue avec la société Omniparc pour trente ans. Aujourd'hui, nos exigences peuvent conduire à une rupture. En matière de securité, il v a aussi le chantier de la police municipale, que j'ai récupérée très désorganisée et sans directives politiques. Je souhaite prendre le temps nécessaire pour la restructurer, lui donner des missions politiques claires, notamment en termes de proximité.

 

Que comptez-vous taire en matière de logement ?

Il existe une vraie demande des habitants, non seulement légitime mais souvent humainement urgente, avec des personnes qui dorment à dix dans une pièce, d'autres dans leur voiture. Nous allons construire une centaine de logements sociaux sur l'île Marrante C'est déjà plus que la municipalité précédente, qui n'en a pas construit du tout en sept ans i Puis, la cadence sera de cent a cent cinquante par an, pour arriver à environ huit cents sur la mandature, et maintenir le taux de logements sociaux aux alentours de 33 % Au total, nous visons deux mille cinq cents logements construits en six ans, tous types d'habitat confondus. Par ailleurs, Colombes dispose de la plus grosse zone pavillonnaire en petite couronne et nous souhaitons la maintenir. II v avait de grosses opérations immobilières prévues avenue Henri-Barbusse, ou encore un périmètre d'étude boulevard Charles-de- Gaulle, qui gêneraient beaucoup d'inquiétude. Nous les avons stoppées et la zone pavillonnaire sera préservée.

Quelle sera votre politique en termes d'impôts ?

Ils n'augmenteront pas. II v a eu un vrai matraquage en 2001, qui a rendu la pression

fiscale insupportable Notre objectif est donc de les diminuer sur l'ensemble de la

mandature pour revenir aux taux des communes de même strate que Colombes en

Ile-de-France. Concrètement, cela devrait se traduire par une baisse de 2 % chaque année sur l'ensemble de la mandature. Par ailleurs, des la rentrée, nous allons repenser

l'ensemble de notre tarification pour le periscolaire, les cantines, les centres de

loisirs, les classes transplantées. Les tarifs ont beaucoup augmenté. II faut un

rééquilibrage.

On parle aujourd'hui d'intercommunalité dans la boucle nord.

II v a des contacts qui se prennent aujourd'hui, avec Clichy, Asnières. Nous sommes encore dans une phase d'exploration, nous discutons, nous échangeons. Je souhaite aussi rencontrer les maires de Gennevilliers, de Villeneuve-la- Garenne, de Bois-Colombes Si une intercommunalité voit le jour, Colombes v prendra toute sa place II v a des initiatives intéressantes à mener Pourquoi pas un partenariat autour de la sécurité dans les immeubles sociaux ? La question est aujourd’hui préoccupante, coûte cher au

contribuable et a la ville, et génère un pourrissement de la vie sociale dans certains

quartiers.

Propos recueillis par Matthieu Pelloli

19 mai 2008

Variations sur le thè-me de(s) manoeuvre(s) à Colombes

Manoeuvres autour du marché Marceau : il s'agit ici de basses manoeuvres dont je dois vous informer, suite à ma permanence dans le chalet du marché Marceau ce samedi. Plusieurs habitants du quartier sont venus m'interroger sur l'avenir du marché, son éventuelle "amputation" voire l'installation possible des restos du coeur (qui attendent un local depuis 4 ans). Au bout du 3ème colombien venu m'interroger, j'ai su pourquoi il y avait des questions à ce sujet. Un tract, anonyme, a été distribué dans le quartier du marché. Il a visiblement un double objectif : alimenter la rumeur dans le quartier et agiter un chiffon rouge.

Première rumeur, la municipalité va réduire la taille du marché. Deuxième rumeur accolée à la première, ce serait notamment pour installer les restos du coeur, avec son cortège de "racailles", dixit ce tract que je n'ai toutefois pas eu en main. Voilà le fiel ainsi distillé. Avec des méthodes qui en rappellent d'autres, utilisées pendant la dernière campagne électorale. Cela s'appelle de la désinformation. C'est une manoeuvre visant à créer le trouble voire l'inquiètude dans la population. Je ne sais pas qui a rédigé ce tract. J'ai ma petite idée. Chacun appréciera si ce genre de choses fait avancer le débat public.

Pour que les choses soient claires, aucune décision n'a été prise concernant le marché Marceau. Et je crois pouvoir dire qu'aucune décision ne sera prise sans une concertation approfondie avec les habitants. Cependant, la municipalité ne s'interdit aucun projet susceptible de revivifier ce marché de proximité. Ce serait bien utile, car chacun de mes interlocuteurs reconnaissait qu'il avait été bien abandonné ces dernières années.

Ramayadeneuilly Manoeuvres de Rama Yade : le 15 mai dernier et pour la seconde fois, Rama Yade n'a pas assisté au conseil municipal. Etait-elle en mission à l'étranger ? Accompagnait t-elle le président dans un de ses voyages mémorables ? Que nenni. Elle participait au "jeudi jeunes" de l'UMP de Neuilly, organisé il est vrai par un autre Sarkozy, Jean. C'était dans le Parisien du vendredi 16 mai. De là à dire que la "retour" de Rama Yade à Colombes "ville de son coeur", était une manoeuvre électoraliste... Je laisse à chacun la possibilité de se faire une idée entre les discours et la pratique de madame Yade. Et son intérêt comparé pour Colombes et Neuilly...

15 mai 2008

Ici (à Nanterre) on arrête et on expulse.

15 étrangers sans papiers arrêtés, peut-être plus, 4 d’entre eux expulsés en mars 2008, tels ont été les effets révoltants de la mission prioritaire exigée par le préfet de Nanterre des fonctionnaires du guichet 17 du bureau des Etrangers et des policiers.
Ici on arrête et on expulse, en suivant à la lettre le mode d’emploi détaillé par la note de service du 28 février 2008 pour procéder aux arrestations de sans papiers venus « spontanément » se renseigner sur leur dossier. Rationalisation « scientifique » terrifiante de la politique de traque des sans papiers dont le gouvernement persiste à se glorifier.
Dès que ces faits inacceptables ont été connus, les élus PC, PS, Verts, des militants du RESF, du CSP 92, de la LCR, de la LDH, de la CGT, de la CFDT, de Solidaires, de la FCPE, de l’ASTI 92, de Solidaires, du Cercle de silence de Paris, des étudiants de l’Unef, de Sud étudiants , des étudiants non syndiqués et de simples citoyens indignés ont répondu par une présence régulière pour alerter les centaines d’étrangers attendant parfois depuis la veille au soir l’ouverture de la préfecture de Nanterre et pour dénoncer le travail honteux imposé à certains fonctionnaires.
Banderole, distribution de tracts au public et aux employés, interventions réitérées des élus auprès du préfet, puis du ministre de l’immigration pour exiger la fin des arrestations pièges.
En avril une seule arrestation jugée déloyale en première instance, comme les précédentes, par le tribunal. Pas d’autre arrestation connue selon cette procédure depuis. Mais, comme de bien entendu, pas d’engagement du préfet de Nanterre, et encore moins du ministre à ne plus procéder à de telles arrestations.
Nous suspendons donc provisoirement notre présence à la porte de la préfecture mais évidemment elle reprendrait à la première arrestation déloyale.
C’est ce qu’affirmeront les élus, les militants et les citoyens qui se rassembleront devant la préfecture de Nanterre vendredi 16 mai à 8h30.

13 mai 2008

Mon avis sur...

Camp1 AFFICHES : nouvelle campagne d'affichage pour le Parti socialiste. Je ne sais pas si vous le verrez sur les murs de Colombes ces affiches. Alors au cas où, je vous les livre ici. Pouvoir d'achat, logement, santé, la vie quotidienne des Français en cette première année de Sarkozysme.

COLOMBES : le prochain conseil municipal aura lieu le jeudi 15 mai à partir de 19h30. Troisième conseil depuis le 16 mars. Bientôt la routine. Un Conseil de transition, car il faudra attendre celui du mois de juin pour découvrir les nouvelles orientations de la municipalité. Nous y travaillons d'arrache-pied mais il faut un peu de temps pour faire bouger une grande maison comme la ville de Colombes.

DELANOE : il y va ! On ne sait pas trop où, mais Bertrand a lancé son OPA sur le PS. Une "classicisme jospiniste" selon Arnaud Montebourg. Compliment ou vacherie ? Bertrand Delanoë est un bon maire de Paris. Serait-il un bon premier secrétaire ? C'est une des questions que les militants devront trancher en octobre prochain. Pour l'analyse de son texte, rien ne remplace l'article de Cambadélis, solférinologue assermenté... http://cambadelis.over-blog.net

MONTEBOURG : Interview dans le JDD de mon camarade qui essaye de nous convaincre que le futur premier secrétaire du PS sera un futur Premier ministre. Arnaud, il a toujours eu beaucoup d'imagination. Problème sous le régime politique actuel, le patron c'est le Président de la République. Peut-on choisir un patron au PS qui ne soit pas un "présidentiable" ?

Camp2_3

OBAMA : il va gagner la primaire c'est acquis. Et pourtant Hillary Clinton s'accroche à une hypoyhétique retournement. Ce duel interminable risque de coûter cher aux démocrates. Pas seulement en dollars. Les "vrais" élections auront lieu en novembre. C'est demain et je crois qu'il est temps d'arrêter les frais car il faut tourner la page des 8 années de Bush. Et ressouder la "famille", ça ne vous rappelle rien ?

OGM : les couacs se multiplient et le gouvernement s'entête. Dommage pour Nicolas Sarkozy qui ne sait pas écouter sa propre majorité. Espérons que nous n'aurons pas à le regretter un jour...

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12 mai 2008

Dimanche j'ai vu le nouveau Georges Marchais à la télé !

Image_42820282_144_108 Spontané, sympathique, intelligent, habile et même parfois brillant, Olivier Besancenot est un excellent représentant d'un "trotskisme à visage humain", pour qui la révolution ce ne sont plus des "flaques de sang à chaque coin de rue" . Sa manière d'être, de s'exprimer, son aspect juvénile et la vigueur de son engagement, ringardisent de facto les hommes politiques classiques en général et ceux de la gauche en particulier.

220pxmichel_drucker_2 Comme souvent à la télévision, la forme l'emporte sur le fond et son discours politique simple et direct passe "comme une lettre à la poste". Et il emporte l'approbation de beaucoup d'entre nous.

Comment en effet, ne pas être choqué par le sort infligé aux salariés des entreprises délocalisées ?

Comment ne pas être scandalisé par les traitements inhumains que subissent les sans-papiers dans notre pays ?

Comment ne pas vouloir une meilleure et une plus juste répartion des richesses en France et dans le monde ?

Mais attention, les discours généreux, les bons sentiments, la sincérité exacerbée ne sont pas une garantie contre la démagogie, les projets irréalistes et surtout pour l'inefficacité politique.

Car dans la mécanique politique et institutionnelle, Olivier Besancenot est en train de jouer le même rôle à gauche, que Le Pen a joué dans la mécanique politique de droite. Qui sait si Michel Drucker n'aura pas propulsé Olivier Besancenot vers les sommets, comme jadis de François-Henri de Virieu avait propulsé le leader de l'extrême droite ? Comme tous les authentiques " revolutionnaires ", Olivier Besancenot est tiraillé entre deux positions : mettre les mains dans le cambouis et se compromettre au pouvoir pour faire passer des mesures de compromis forcément, éloignées des postures révolutionnaires qu'il défend; ou bien demeurer dans une opposition incantatoire, frontale et donneuse de leçons et ainsi se transformer en assurance- vie de la droite et du patronat. Bien entendu au nom de la défense intransigeante de l'interêt des travailleurs, des salariés et des plus modestes.

La nouvelle offre politique radicale qu'Olivier Besancenot essaye de construire avec tous les gens bien ancrés à gauche, un parti nouveau dans lequel la politique et le syndicalisme seront les fers de lance pour rétablir la justice sociale dans ce pays et réinventer une autre distribution des richesses, est séduisante. Voilà exactement ce qui peut empêcher la gauche d'accéder au pouvoir dans le système politique de la 5ème république : pour capter l'électorat de l'extrême gauche lors du second tour de l'élection présidentielle, le candidat socialiste sera tenté par une surenchère à gauche, qui pourrait détourner l'électorat du centre, décisif, vers le candidat de la droite.

En fait, Olivier Besancenot semble vouloir se cantonner à une fonction tribunicienne, longtemps occupée par le Parti communiste depuis sa création en 1920. Ses qualités médiatiques et télégéniques en font un digne successeur de Georges Marchais. En plus crédible, puisque lui appartient réellement au monde du travail. Il n'est pas un professionnel comme le sont la majorité des acteurs politiques. Il est facteur à la Poste. On peut d'ailleurs se demander pourquoi, alors qu'à l'évidence, le leader de la LCR a toutes les capacités pour obtenir un emploi à responsabilité à la Poste... Cela relève sans doute d'une stratégie d'image qu'il cultive intelligemment, pour se démarquer de la gauche traditionnelle et de la classe politique. Bien vu.

Diapo1_2 Malheureusement pour Olivier Besancenot, la politique est l'art du possible. Le discours révolutionnaire, même ripoliné, est impuissant pour régler les problèmes du monde. Les luttes sociales servent à créer des rapports de force, mais c'est par des voies démocratiques que les solutions efficaces et durables se construisent pour améliorer le quotidien des travailleurs. Enfin qu'a t-il à proposer concrètement sur le logement, le réchauffement climatique ou la relance de la construction de l'Europe. Et tous les problèmes qui aujourd'hui ne peuvent se résoudre dans un seul petit pays comme la France ?

Sur pas mal de sujets, ce que j'ai entendu dimanche est un peu court.

Oui, Olivier Besancenot a remplacé Georges Marchais dans le rôle du vrai homme de gauche sans compromis et invité permanent des émissions de télévision. Attention toutefois au lendemain qui déchantent...

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10 mai 2008

Colombes commémore les « Mémoires de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions

Depuis 2006, le 10 mai est la journée officielle de commémoration nationale des « Mémoires de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions ». 2008 célèbre également le 160ème anniversaire de l'abolition de l'esclavage.

A cette occasion, la mairie organise une manifestation sur Colombes avec l'ensemble des associations concernées.

En voici le programme :

Samedi 10 Mai

    • 16h 00  : Place du Souvenir, dépôt de gerbe et interventions des élus (en l'absence de Philippe Sarre, c'est Chantal Barthélémy-Ruiz,  Maire-Adjointe, déléguée à la vie associative, aux jumelages et aux anciens combattants qui prononcera l'allocution)
    • 16h20  : déplacement vers la place de la MJC et l'Avant-Seine
    • de 16h30 à 18h 00  : parloir poétique, démonstrations de capoeïra, de Gros ka, et autres danses et musiques ainsi que des interventions de présidents d'associations ultramarines.

POur ma part, j'officie pour les mariages ce samedi en mairie jusqu'à 16h30 avant de rejoindre ensuite la cérémonie.

07 mai 2008

Le Parti socialiste continue à dépoussiérer...

Ourouk_0155 Le Parti socialiste continue un travail discret de dépoussiérage.

Dépoussiérage des idées, avec une nouvelle déclaration de principes, dont j'ai déjà fait état dans un article précédent. Ce projet sera adopté le 29 mai par le vote des militants, puis ratifié lors d'une convention nationale. Ce texte, s'il est adopté, ancrera clairement le PS dans la famille des partis réformistes, sociaux-démocrates et européens. Il s'agit aussi d'un rappel utile : nous appartenons à la famille de ceux qui, à gauche, veulent contribuer au changement en prenant en main les affaires de leur pays. Pour ma part, je souhaiterai qu'une inflexion encore plus écologique soit donnée à ce texte à l'occasion de la phase d'amendement. J'en déposerai un lors du conseil fédéral du PS 92.

Dépoussiérage du fonctionnement, avec des modifications statutaires préalables au prochain congrès. Un groupe de travail "vivre ensemble" a formulé un certain nombre de propositions : Calendrier de la désignation du candidat à la présidentielle, renforcement du rôle du premier secrétaire, création d'un conseil des territoires, barême de cotisation national, représentation des délégués au congrès sur la base des votants (et + des inscrits), voici quelques unes des modifications envisagées.

Je regrette aussi que l'on ait pas été plus loin sur la réforme de la représentation proportionnelle. Le PS est devenu un parti trop fracturé au fil des ambitions de telle ou telle personnalité. Trop de tribus ont fini par créer un climat permanent de compétition. Tout cela a conduit notre parti a être déconnecté des attentes réels de nos concitoyens. Il faut maintenant recouvrer une véritable unité d'orientation, de direction et donc d'action, pour préparer avec succès l'alternance en 2012. Bref, en finir avec les fausses synthèses qui cachent de vrais arrières-pensées, tout en restaurant un esprit de camaraderie au sein de notre famille politique.

De ce point de vue, la situation à Colombes me parait assez avant-gardiste. Nous n'avons pas attendu des modifications de statuts ou de nos textes fondateurs pour être unis et fraternels. Ce furent d'ailleurs les clés de nos succès récents. Ce que je souhaite maintenant, c'est que ce soit demain l'état d'esprit dominant dans toutes les sections socialistes de France.

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