L'accès, le prix et tout ce qui touche aux usages de l'eau, revêt une importance capitale. Bien commun de l'humanité, cette ressource naturelle essentielle, ne sera jamais un bien comme un autre.
Nous devons tout faire pour la préserver, l'économiser d'une part. Sans oublier que près d'un tiers de l'humanité est privé d'accès à l'eau potable d'autre part. Il s'agit d'un enjeu qui est au coeur de notre démarche de développement durable. Et nous avons déjà obtenu quelques résultats intéressants au bout d'une année.
D'abord sur la gestion de la commune et dans les projets qui la concerne. Ainsi la gestion des espaces verts, squares et autres parcs, a fait l'objet d'un travail particulier dans le but d'économiser au maximum la ressource. Les deux derniers squares inaugurés, Paul Cézanne et jardin d'Aragon, sont exemplaires de ce point de vue. Ils nécessiteront un minimum d'arrosage, grâce aux espèces de plantes retenus et à un plantage adapté.
De la même manière, tous les projets d'aménagement doivent tenir compte de cette nécessité d'économie et de respect. Dans les projets actuels et à venir. Ainsi, nous avons pu retravailler sur le projet de l'Ile Marante, pour en faire un quartier plus respectueux de la ressource et où les eaux pluviales seront récupérées. Le projet initial gaspillait l'eau dans des gadgets luxueux de type cascade ou rivière. Avec les architectes et tout en conservant des espaces humides importants et de qualité, nous avons marqué une rupture avec l'ère des aménagements non-durable à Colombes.
A l'avenir, l'éco-quartier de la Zac de la Marine devra lui aussi un espace remarquable sur les enjeux d'économie et la réutilisation de l'eau. Nous y travaillons encore et nous espérons que l'agenda 21 sera un lévier essentiel pour favoriser, dans tous les projets, la prise en compte de tous les enjeux environnementaux.
D'un autre côté, la gestion de la distribution de l'eau est un service de compétence communale. Cette distribution est assurée dans le cadre juridique d'un syndicat intercommunal regroupant 10 communes des Hauts-de-Seine. Le mode de gestion actuel est la délégation de service public, délégué à une entreprise privée "Eau et Force", filiale du groupe Suez.
La ville de Colombes siège au sein d'un conseil syndical, avec les neufs autres communes. Avec les villes de Nanterre, Gennevilliers, Asnières et aussi la Garenne-Colombes, nous avons demandé à ce que le syndicat assure un contrôle plus précis de l'entreprise qui assure la mission de service public en notre nom.
Depuis mars 2008, nous avons voulu exercé pleinement notre capacité de contrôle et avoir comme objectif de fournir le meilleur service au meilleur prix. Tout en répondant aux besoins des usagers et au respect de l'environnement.
Après un an de ce travail, il est temps de faire un premier bilan des avancées obtenues :
- une commission de contrôle financier chargée d'établir un contrôle annuel de la délégation
- un audit financier et juridique ainsi qu'une analyse de l'évolution du service et une comparaison entre les différents mode de gestion (en régie ou délégué).
En faisant cela, nous nous donnons les moyens d'engager la réflexion sur le mode de gestion le plus adapté et garant de l'intérêt général et de celui des usagers. La contrat arrive à échéance en 2015 et nous devrons avoir une grille d'analyse nous permettant de faire le meilleur choix possible.
Ce travail engagé après les élus doit également s'appuyer sur un débat public. Des citoyens ont manifesté leur intérêt pour cette question. Ils doivent être associés sous des formes qui restent à définir.



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