Le Club des villes cyclables, créé en 1989 par 10 villes pionnières, regroupe aujourd’hui plus de 950 communes, 2 Départements, 2 Régions, représentant près 16 millions d’habitants. Il est devenu, au fil des ans, un acteur majeur en matière de politiques et de réalisations cyclables. Il participe à tous les grands débats pour un meilleur partage de la rue, pour l’aménagement des zones 30 et des quartiers tranquilles et pour améliorer la sécurité des cyclistes et des piétons.
Convaincu que le vélo ne doit pas être considéré seul, mais comme un maillon de la chaîne de déplacements, le Club privilégie une démarche prenant en compte tous les modes de transport. C’est notamment dans le cadre des Plans de déplacements urbains (PDU), intégrant la concertation avec les associations et tous les acteurs de la ville, que l’on pourra à la fois diminuer la place de l’automobile dans la cité et accroître la part conjointe du vélo, de la marche et du transport public.
Colombes a engagé une démarche visant à se doter d'un plan de déplacement (PDC) en 2010. C'est pourquoi, j'ai logiquement proposé que notre commune adhère à ce club des villes et territoires cyclables, lors du prochain Conseil municipal du 24 septembre, puisque nous partageons les mêmes objectifs.
Le club propose aux pouvoirs publics des mesures incitatives à l’usage du vélo, comme moyen de transport alternatif en ville. A l'occasion de la semaine de la mobilité et de la sécurité routière. L’association va notamment en proposer au Ministère de l’Ecologie dans le cadre du Grenelle de l'environnement.
Le club propose :
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l’usage du vélo pourrait être incité par un crédit d’impôt qui rembourserait une partie des frais d’achat d’un vélo, ou par un "chèque vélo" offert à chaque personne qui souhaite utiliser ce moyen pour se déplacer en ville. Cet “effort fiscal” serait proportionnel au prix d’achat, comme 40% du coût, et pourrait monter jusqu’à 200 euros pour un vélo “classique” et 400 euros pour un vélo à assistance électrique. Le Club envisage ainsi cette aide comme une compensation au citoyen pour sa Contribution Climat-Energie (CEE).
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La deuxième mesure consisterait en une aide à l’acquisition d’un vélo et une indemnité vélo versée aux salariés qui l’utilisent comme moyen de transport pour se rendre au travail. Une solution qui est non seulement plus économique, mais qui protège aussi la santé. Pour es personnes sous contrat d’embauche et qui se déplacent principalement à vélo pour se rendre au travail, le Club propose qu’une indemnité soit versée au salarié, plafonnée à 200 euros. Son montant serait défini dans le cadre d’un Plan de Déplacements d’entreprise, et remplacerait les primes essences touchées par les salariés pour leurs trajets en voitures. Pour l’usager des transports publics qui roulerait aussi à vélo sur une partie de son trajet domicile/travail, les frais liés à son usage lui seraient remboursés en plus du remboursement de son abonnement aux transports publics. Quant à l’employeur, il bénéficierait en contre- partie, dans ce dernier cas, d’une exonération de charges, tout comme pour les indemnités qui couvrent l’usage des transports publics, ou d’aides de l’Etat si la participation au transport en vélo apparaît sur la fiche de paye du salarié comme une mesure compensatoire à la CEE.
Un changement de vie global
En ville, la pratique du vélo se heurte à de nombreux freins, comme avant tout le prix de vente du vélo qui n’est pas abordable à tout ménage, puis le manque d’aménagement d’espaces cyclables en ville et de places pour « stationner » le vélo, même à domicile. S’ajoute à ces obstacles le problème du vandalisme (dégradation ou vol) en ville.
Pour résoudre ces problèmes, le Club propose également une série de « réponses » :
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partage de la rue à moitié entre des voies pour voitures et des pistes cyclables et piétonnes,
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adaptation du code de la route à la circulation des vélos et piétons,
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réduire le nombre de places pour garer les voitures en faveur des vélos,
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graver pour lutter contre les vols, ou encore réglementer des emplacements vélos rattachés au domicile comme il en existe pour les voitures.
Ces propositions incitent à un changement de vie global, à une modification des habitudes et du comportement, de la ville et de l’espace.
C’est le système de location en libre service Vélib’ qui a boosté en premier la pratique du vélo en ville et marqué le point de départ de son usage comme moyen de transport économique et écologique. Le Club avait aussi proposé d’intégrer le vélo au Plan de relance. Sans résultat.
L’association tiendra son 18ème Congrès du Club des villes et territoires cyclables à la Rochelle, les 8 et 9 octobre, sur le thème « Vélo= liberté, égalité, fraternité ». Cette rencontre entre élus de collectivités, représentants de l’Etat, d’associations, d’entreprises, d’experts va permettre d’étudier notamment si l’on peut, selon le président du Club Jean-Marie Darmian, « passer du statut de consommateur à celui de citoyen ».
La ville de Colombes s'engage volontairement dans une démarche visant à développer l'usage du vélo en ville. L'agenda 21 traduira cette volonté, de même que le futur plan de déplacement de la ville. C'est un chantier que nous souhaitons ouvrir le plus rapidement possible. Parce que cela s'inscrit dans nos priorités en faveur du développement durable, parce q'un nombre croissant de nos concitoyens attendent des gestes forts dans cette direction, cette adhésion témoigne d'un mouvement que nous souhaitons irrésistible.
http://www.villes-cyclables.org
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