A l'été 2008, lorsque que l’État a décidé d’engager le rapprochement des deux établissements publics d’aménagement, celui de La Défense et celui de Seine-Arche, en désignant le 14 octobre 2008 un même directeur général pour les deux entités, nous étions nombreux à nous demander pourquoi.
Puis au mois d’août 2009, les maires des villes de Courbevoie, La Garenne-Colombes, Nanterre et Puteaux, ont reçu un courrier du Préfet des Hauts-de-Seine relatif présentant un projet de fusion des deux établissements EPAD et EPASA pour créer un seul établissement public d'aménagement de La défense-Seine-Arche (EPADSA) et élargir le périmètre des opérations d'intérêt national sur Nanterre et La Garenne-Colombes.
Pourquoi cette extension du périmètre de La Défense, programmée sans aucune concertation préalable avec les élus locaux et sans que les habitants ne soient consultés ?
Au 1er janvier 2010, avec le nouvel établissement ’EPADSA, l'Etat aura tout pouvoir pour construire des bureaux, exproprier des biens, acheter et vendre des terrains et des propriétés, préempter toute vente sur ce territoire. Qui sera le bras armé de cette politique ? Un étudiant de 23 ans, qui n’a jamais travaillé et n’a pas fini ses études de droit.
Jean Sarkozy est entré en politique en mars 2008 à l’âge de 22 ans, il a hérité du canton de Neuilly pour se faire élire au Conseil général des Hauts-de-Seine. Jean Sarkozy postule maintenant au poste de président de l’EPAD et donc du futur établissement EPADSA. Au sein de cet établissement, la majorité des voix du conseil d'administration sera détenu par les représentants de l'Etat... Donc par le gouvernement.
Jean Sarkozy brigue la responsabilité de gérer un territoire de plus de 3 millions de mètre carré de bureaux, près de 300 000 salariés, des logements et des infrastructures de transports. Il devra, en outre, d’aménager ce territoire de 768 hectares, dont le périmètre s'étend sur Nanterre, Puteaux, Courbevoie et même la Garenne-Colombes et qui dispose de réserves foncières considérables.
Comme beaucoup de citoyens je m’interroge. Incroyable, étonnant, choquant, troublant, les mots manquent pour décrire les mœurs politiques de l’UMP dans les Hauts-de-Seine. Nous pensions avoir tout vu en matière de népotisme, de mélange des genres, de coups tordus, dans un département où les familles Balkany, Ceccaldi et Sarkozy ont fait leur classe (politique).
Jean Sarkozy a-t-il les compétences pour cette fonction importante?
En serait-il là s’il portait un autre nom ?
N’y a-t-il personne dans les Hauts-de-Seine, qui soit en capacité d’occuper cette fonction occupée il y a peu par Nicolas Sarkozy ?
Je pense de tous les jeunes, parfois très diplômés, qui rament pour trouver un stage dans une entreprise ou une collectivité. Quel modèle propose-t-on quand on a une minorité d’ultra privilégiés qui captent tout, et la galère pour la majorité ?
Je pense à toutes celles et tous ceux qui travaillent dans le monde de l’entreprise, dans les associations et qui se battent chaque jour pour décrocher des marchés, des financements. Ce sont eux qui donnent du sens à la valeur travail, pas les rentiers, pas les héritiers !
L’héritier Sarkozy devra répondre à toutes ces questions, à toutes celles et tous ceux qui s’interrogent. Faire de la politique, c’est d’abord servir l’intérêt général, faire ses preuves sur le terrain et pas se servir de ses fonctions pour des intérêts particuliers ou ceux d’une famille politique.
Pour ces raisons, j’ai signé la pétition d’un élu du Modem, relayé par tous les républicains qui n’acceptent pas ces méthodes d’une autre époque dans notre département.
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