"Un monde plus sûr ne peut-être qu'un monde qui respecte davantage la nature, et encourage la sobriété plutôt que la satisfaction d'exigences matérielles démesurées" Wolfgang Kromp, physicien
"Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité." Gandhi"Construire peut être le fruit d’un travail long et acharné. Détruire peut être l’œuvre d’une seule journée." Winston Churchill
"Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays." John Fitzgerald Kennedy
"Construire peut être le fruit d’un travail long et acharné. Détruire peut être l’œuvre d’une seule journée." Winston Churchill"
Les catastrophes qui s'abattent sur le peuple japonais et son archipel nous interpellent toutes et tous. Comment rester de marbre devant la souffrance des populations ? Comment ne pas être transi d'effroi face aux conséquences imprévisibles liées à la perte de contrôle de plusieurs réacteurs nucléaires ?
Devant l'ampleur de ce désastre, face à la puissance de la nature, c'est un sentiment de résignation qui monte ici ou là. Il est vrai qu'à l'origine, c'est bien un tremblement de terre, d'une violence inouïe, suivi des tsunamis, qui a initié cet engrenage infernal. Néanmoins, derrière l'apparente fatalité, ce sont bien des choix purement humains qui ont rendu cette situation possible. Ainsi, le choix d'installer des centrales nucléaires, y compris dans une des zones les plus sismiques du monde, est un choix politique.
Et c'est peut-être la première leçon qu'il faut tirer de ce drame. Ce sont bien des choix humains qui sont à l'origine du plus grave accident nucléaire depuis Tchernobyl.
A partir de ce constat, il y a beaucoup à dire sur les choix qui ont été fait depuis des décennies en matière d'énergie. Force est de constater que le bouquet privilégié par nombre de nations, constitué par le duo infernal pétrole-nucléaire conduit l'humanité vers des désastres écologiques, certains prévisibles ou d'autres imprévisibles. Je ne dis pas cela pour effrayer. Je ne pense pas que la peur fasse évoluer durablement les comportements. Au contraire, dans nos sociétés modernes, face aux catastrophes et aux angoisses qui en résultent, il faut expliquer et décrire. Pour que les gens adhèrent massivement à une transformation écologique de nos sociétés, il faut un discours positif et des actions qui produisent du changement et donc...la confiance.
Mais ce n’est pas seulement nos choix énergétiques qu’il faut réinterroger, mais tout le fonctionnement de nos sociétés. L'écologie devra faire partie, et c’est un euphémisme de le rappeler en ce moment, des priorités de tout gouvernement, que ce soit au plan national ou bien au niveau local. Je dirai même de chaque citoyen, devrait avoir en tête cette préoccupation. Disons une vérité qui dérange à nos citoyens. La transformation écologique et les évolutions nécessaires du fonctionnement de nos sociétés prendront du temps. Et il nous faudra faire de choix. Raison de plus pour commencer dès maintenant !
Une urgence sociale et écologique
Après tout, nous pouvons faire de l'écologie une préoccupation permanente des pouvoirs publics. A Colombes, nous avons fait ce choix, de mettre l’écologie au cœur de nos priorités dans ce mandat municipal. Nous travaillons pour faire de notre commune, une ville plus écologique. C'est juste du bon sens. En 2008, le Maire a accepté de créer une délégation au développement durable qui n'existait pas auparavant. Dans la même logique, j'avais signé le pacte écologique de Nicolas Hulot en 2007, notamment pour la création d'un vice-premier ministre en charge de l'écologie. Qu'attend-on pour créer ce poste gouvernemental ?
Pendant le déroulement de la catastrophe au Japon, j'ai entendu des voix, nombreuses, s’élever et se poser une question, "Que faire ?" Qu'est-ce que nous pouvons faire en tant que citoyen ? A celles et ceux qui se demandent " Que faire ? " je propose de nous poser collectivement une autre question : "par où commencer ?"
Et de proposer des solutions à court et moyen terme, qui, si elles étaient rapidement mise en œuvre, nous engagerait sur la voie d’une transformation sociale et écologique. Car l’un ne va pas sans l’autre.
Dépasser la logique infernale et auto-destructrice du " toujours plus " !
Comment ? En sortant de la société du gaspillage et de la surconsommation, pour entrer progressivement dans une société de la sobriété et du juste besoin. Energie, alimentation, eau, il y a des possibilités d’économie partout. Savez vous qu'on jette en moyenne 20 kg de nourriture produite par an et par personne en France ? Une grande partie ce que nous voyons dans les rayons des supermarchés finit purement et simplement à la poubelle… Dans le même temps, les restos du cœur et les banques alimentaires ont vu leur fréquentation exploser !!! Et combien d’autres scandales du même type ? A cela il faudrait que chaque gouvernement, que l’Union européenne et les organisations internationales s’attaquent en priorité.
Dans le domaine de l’énergie, combien de milliers de kilowatts économisés si on avait partout de détecteur de présence, des ampoules basses consommation et des appareils programmés pour s’arrêter automatiquement… Combien de milliers de m3 de gaz ou de fuel économisé si nos logements, nos équipements, nos bâtiments, étaient correctement isolés au lieu d’être trop souvent des passoires thermiques ? Les exemples sont innombrables. les marges de manœuvres considérables. Donc priorité à la réduction, à l’économie, sans oublier une plus juste répartition des richesses sans laquelle nous aurons une société à deux vitesses…

Introduire la notion de partage au détriment de la vieille notion de propriété individuelle, notamment dans les transports.
Développer à grande échelle le concept de partage, au détriment de la propriété individuelle, en priorité dans le domaine des transports, fortement consommateur d’énergie. Il faut aussi investir massivement dans les transports en commun qui doivent être une priorité, car il représente une alternative crédible à la voiture individuelle qui consomme énormément d'énergies fossiles et produit du Co2. Il faut innover et oser des projets tel que le Vélib à Paris, ou bien Autolib en Ile-de-France, et encourager toutes les formes d’auto-partage.
Réduire, Réutiliser, Recycler, le cercle vertueux des trois R.
Tercio généraliser le recyclage. 70% de ce qui nous consommons est recyclable. Or le taux de recyclage est de 20% seulement sur les 30 millions de tonnes d’ordures produites en France chaque année. La marge est énorme et on mesure le chemin qui reste à parcourir. Mais il ne faut pas seulement recycler les déchets. IL faut aussi réutiliser les vieux appareils ménagers, les vêtements, bref tout ce qui a été fabriqué et qui a de ce fait une valeur écologique à défait d’avoir encore une valeur marchande. Il y a moultes activités à créer dans ce secteur, souvent initiées par des associations et des acteurs de l’économie sociale.
Mettre le paquet sur les énergies renouvelables
Enfin, pour que l'économie et la société s'adaptent à cette nouvelle donne, il faut quand même produire de l'énergie et donc mettre le paquet sur le renouvelable : bois, géothermie, réseau de chaleur pour le chauffage, photovoltaïque, thermique, éolienne pour l'électricité. Les technologies propres s'améliorent (rendement du photovoltaïque, des réseaux chaleurs...). L'heure n'est pas au fatalisme mais à l'action ferme et durable. J'ai présenté quelques pistes, mais la liste des bonnes idées ou pratiques est infinie dans ce domaine...
Conclusion provisoire
Alors à la question " Que Faire ? " je voudrai apporter deux autres réponses parmi les réflexions qui m’animent. Et qui mériteraient aussi d’être plus largement développées. D’abord, un impératif : " Agissons ici et maintenant ". Rien ne nous empêche, dans nos engagements individuels et collectifs, de porter ces idées et de les mettre en œuvre autant que faire se peut. Rien qu'aujourd'hui, 23 mars, à Colombes, deux événements symbolisent notre engagement quotidien sur ces questions :
- Pose de la première pierre de l'éco-quartier de la Marine ce matin
- Présentation du projet de piétonisation de la rue Saint-Denis à 20h00 au gymnase
A l'échelle de la planète, ces projets ne sont que des gouttes d'eau. Mais à l'échelle de notre territoire, c'est une véritable avancée. Ne dit-on pas que ce sont les petites ruisseaux qui font les grandes rivières ?
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