Bien se loger, sans se ruiner est une priorité des Français… et un besoin de plus en plus difficile à satisfaire : louer un logement ou devenir propriétaire coûte de plus en plus cher. Les jeunes qui souhaitent quitter le domicile parental, les populations modestes, les familles, les classes moyennes sont les plus touchés par cette crise du logement cher.
François HOLLANDE a fait au Bourget du logement une de ses priorités pour le changement.
D’ores et déjà, il a annoncé cinq mesures de nature à améliorer concrètement le quotidien des Français :
- l’encadrement des loyers : les loyers de relocation[1] et de mise en première location seront encadrés. C’est indispensable pour casser la dynamique haussière qui, partant des loyers de relocation, contamine tout le marché immobilier. Le niveau de plafonnement sera adapté à chaque situation locale.
- le renforcement de l’article 55 de la loi Solidarité et renouvellement urbains : en portant de 20 à 25%, là où c’est nécessaire, le minimum de logements sociaux à atteindre et en quintuplant le prélèvement effectué sur les communes contrevenantes à la loi, François Hollande permettra d’accroître le nombre de logements abordables.
- Le doublement du plafond du Livret A : grâce à l’épargne déposée par les Français sur le Livret A, davantage de prêts bonifiés pourront être octroyés aux bailleurs sociaux et à un coût plus avantageux, ce qui permettra de construire des logements moins chers. Cette ressource est indolore pour le budget de l’Etat.
- La mise à disposition de terrains de l’Etat pour réaliser des logements sociaux : François Hollande veut libérer le foncier public afin de réaliser 100 000 logements sociaux supplémentaires. Ces terrains ne seront plus vendus au plus offrant comme actuellement mais dédiés à l’intérêt général.
- Un grand plan de réhabilitation d’un million de logements : la réhabilitation des logements, associée aux tarifications progressives de l’électricité, du gaz et de l’eau permettront de redonner du pouvoir d’achat aux Français, grâce aux économies qu’ils feront sur leurs factures de charges.
Avec François HOLLANDE, produire plus et moins cher permettra de répondre à la grande attente des français : mieux se loger, sans se ruiner.



L'encadrement des loyers, c'est le meilleur moyen de dissuader les investisseurs d'investir dans l'immo, donc de réduire l'offre locative, donc de mettre de l'huile sur le feu... c'est suicidaire. A part ça, les autres mesures sont plutôt de bon sens, et je suis tout à fait d'accord avec l'idée que l'immobilier doit être une priorité, et que les solutions doivent passer par une baisse des prix (même si personnellement ça ne m'arrange pas vraiment et que ça fera beaucoup de mécontents).
Sans compter qu'avec des mesures intelligente, régler ce problème peut ne pas couter très cher... par les temps qui courent, c'est plus qu'appréciable!
N'oubliez aussi pas de prévoir/appliquer des sanctions fiscales très lourdes (dissuasives) contre les logements durablement vacants, et la construction de logement ultra sociaux (mais infiniment plus "dignes" que les centres d'hébergement d'urgences qui ne devraient être que des lieux de passages ultra-provisoires) pour les plus démunis (quitte à ce que le loyer soit gratuit/quasi gratuit, en contrepartie par exemples de services rendus à la communauté des habitants de ces logements).
Rédigé par : Benjamin Thominet | 24 janvier 2012 à 19:21
L'encadrement des loyers sera modulé en fonction de réalités locales d'une part. D'autre part, cela ne peut-être qu'une mesure temporaire. Ceci étant dit, actuellement le marché immobilier est libre, ce n'est pas pour autant qu'il y a une offre suffisante et la libre concurrence n'empêche pas les prix de flamber. Donc, sur un sujet aussi essentiel que le logement, l'intervention publique est nécessaire. Ce n'est pas une seule mesure qui apportera la solution, mais plusieurs comme le propose F Hollande. En tout cas, de mon expérience d'élu local, il faut en urgence une série de mesures ,nouvelles. L'augmentation des taxes sur le logement vacant fait partie de ce panel de mesures. De même que la construction de logements très sociaux, mais à répartir sur l'ensemble des communes. D'où le quintuplement des pénalités pour le non-respect de la loi SRU par les communes.
Rédigé par : alexis bachelay | 25 janvier 2012 à 16:51