Il y a quelques mois de cela, le Président de la République et le gouvernement donnaient encore des leçons de bonne gestion. Après avoir dépensé sans compter, creusé le déficit et fait une confiance aveugle aux marchés pour trouver les ressources nécessaires et refinancer le budget de la Nation entre 2007 et 2011, le gouvernement est maintenant obligé de conduire une politique d’ultra austérité.
Sous la pression des agences de notation, le discours asséné par le gouvernement, présente le maintien de la crédibilité financière de notre pays sur la scène internationale, comme la contrepartie du "plus d'impôts et de rigueur" mis en œuvre depuis plusieurs mois. Hier encore, le Président de la République a essayé de justifier la politique mise en œuvre en catastrophe depuis 6 mois.
Dans cette période, les prélèvements fiscaux ont augmenté d'une vingtaine de milliards d'euros en 2011 et augmenteront encore de 20 milliards supplémentaires en 2012, soit 40 milliards en deux ans ! Il s’agit des hausses d'impôts les plus importantes jamais enregistrées depuis la création de la Ve République ! Avec la hausse annoncée de la TVA pour octobre 2012 hier soir, tous ces prélèvements cumulés dépasseront les 50 milliards à l’horizon 2013. Ce quinquennat commença avec la mise en place d’un bouclier fiscal, il s’achève aujourd’hui par un coup de massue fiscal. Où est la cohérence ?
Le gouvernement avait jusqu'ici tenté d’occulter la réalité de ce choc fiscal, en préférant la multiplication des taxes nouvelles ou mesures d'assiettes, à une hausse générale des taux des grands impôts d'Etat. Mais en août, dans un énième plan de rigueur puis les hausses prévues dans le budget 2012 de la TVA et de l'impôt sur le revenu, vont durement éprouver le pouvoir d’achat des Français, et d’abord les plus modestes.
Une autre politique est nécessaire et l’espoir d’une sortie de crise passera aussi par une réforme fiscale d’ampleur, avec un soutien sans faille à l’emploi et au pouvoir d’achat. L’UMP prévoit de nouveaux coups de massue sur les ménages dans son projet, accompagnés des brutales réductions des dépenses et des emplois publics.
Le projet du PS mise au contraire sur des réformes structurelles de la fiscalité, des territoires, afin de maintenir des services publics de qualité, tout en œuvrant réellement au désendettement de l’Etat.
Face à la crise, l’austérité seule, est une politique à courte vue. Au contraire, il faut de la rigueur dans la gestion de l’Etat, mais avec une politique volontariste de retour de la croissance, afin de réduire le chômage et la dette publique. C’est cette voie que propose François Hollande dans son projet, les 60 propositions pour le changement. Ce sont ses engagements. Ils ont été mûrement réfléchis en fonction des contraintes économiques et nous les tiendrons.



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