L’année 2012 va être marquée par les deux grands rendez-vous électoraux que sont les élections présidentielles et législatives. Mais sera-t-elle pour autant l’année du lancement attendu d’une véritable politique nationale vélo dans notre pays ?
Pour les élus du Club des villes et territoires cyclables, qui rassemble aujourd’hui plus de 1100 collectivités territoriales, représentant 42 millions d’habitants, la France, à l’instar de ses voisins européens, doit sans délai se doter d’une politique nationale en faveur du vélo et engager des mesures efficaces, pour inscrire le développement massif du vélo dans les outils de la relance et du développement économique.
Alors que le Gouvernement vient d’annoncer un Plan vélo, le Club des villes et territoires cyclables soutient qu’il faut engager les 10 mesures concrètes qu’il défend. Et en priorité des incitations économiques de nature à enclencher des dynamiques vertueuses et des effets bénéfiques sur l’économie.
« Il existe une politique vélo en France, mais elle est le fait quasiment exclusif des collectivités locales qui assurent plus de 9 % de l’investissement public et qui, comme notre « enquête nationale des politiques vélo et marche 2010- 2011 » le montre, accentuent considérablement leurs efforts depuis 2007 », souligne Jean-Marie Darmian, président du Club des villes et territoires cyclables.
« Le Gouvernement a laissé passer toutes les occasions d’engager un vrai changement en ne prenant pas des mesures dont l’impact pourrait être très important car elles déclenchent des dynamiques. Dynamique de transfert modal, de la voiture solo vers d’autres modes dont le vélo, nouvelles sources d’activité physique quotidienne, comportements plus citoyens et relance de l’achat de vélos de qualité produits en France.
Rappelons avec force que ce Plan que nous promet le Gouvernement devra être validé par les collectivités locales. Elles joueront en effet un rôle essentiel dans celui-ci parce ce sont les régions, les départements, les intercommunalités et les villes qui le mettront en oeuvre ! ».
Le Club des villes et territoires cyclables met son programme à la disposition de tous les candidats à l’élection présidentielle et aux prochaines élections législatives. Une ambition : après le boom du vélo urbain depuis le milieu des années 2000, il faut « le vélo pour tous, un vélo pour chacun ! » et des mesures concrètes de mise en oeuvre simple.
Il a donc rappelé au Gouvernement et adressé à l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle ainsi qu’aux députés et sénateurs ses 10 propositions pour une vraie politique nationale vélo.
10 propositions pour une politique nationale vélo.
1. L'affectation de 10% du budget des routes nationales et autoroutes pour l'aménagement d'itinéraires vélo.
2. Le jalonnement rapide des grands itinéraires de véloroutes et voies vertes
3. La relance de la démarche "Code de la rue"
4. La mise en oeuvre d'un plan ambitieux de développement du stationnement
5. Le déploiement du marquage des vélos à l'échelle du territoire pour lutter contre le vol (système Bicycode géré par la FUB – Fédération française des usagers de la bicyclette)
6. "Le vélo quotidien, c'est bon pour la santé" : une campagne de communication annuelle sur le thème.
7. Un déploiement à l’échelle nationale des actions d’apprentissage du vélo (partenariat associations et collectivités locales). Des financements pour développer les vélo-écoles.
8. Un programme pour le développement du vélo auprès des salariés, avec notamment des exonérations fiscales pour les entreprises qui mettent des vélos à la disposition des salariés (prêt gratuit ou avec option d’achat, centrale d’achat…)
9. Une indemnité kilométrique vélo. La participation de l’employeur aux frais de déplacement domicile/travail exonérée de charges et non imposable pour le salarié (sur le modèle belge : 0,21 euro/ km, cumulable sous condition avec l’indemnité transport public).
10. « Le vélo citoyen » : une grande campagne de communication pour valoriser toutes les pratiques du vélo
Pourrait-on ajouter : "pour un vélo, un jeu rouge doit valoir un simple céder le passage"?
à part ça, dommage que nos rues de Colombes soient si étroites et ne laisse que si peu de possibilités d'aménagement de véritables pistes cyclables.
Rédigé par : Benjamin Thominet | 14 janvier 2012 à 10:33
A quand un parc à vélos sécurisé à la gare des Vallées ? C'est aussi une des données du problème à prendre en compte pour le développement des circuits courts à vélo : domicile -> gare SNCF -> travail.
Rédigé par : Charles | 16 janvier 2012 à 14:42
Il est vrai que l'étroitesse des rues de Colombes ne facilitent pas le travail de celles et ceux, dont la ville et l'association Colombes à vélo, qui veulent faire la promotion de ce moyen de transports localement. Ceci étant dit, en développant les zones 20 et 30, en réaménageant la voirie par touches successives, des améliorations sont en cours à travers différents projets.
POur le stationnement des vélos, nous allons vers l'objectif de 400 arceaux supplémentaires d'ici 2014. Je pense qu'un parc sécurisé serait utile près de la gare des Vallées. Le problème étant de trouver un espace pour l'installer. Sans doute le lieu propice serait le parking des Vallées, mais le terrain appartient à la SNCF et se situe sur le territoire communal de Bois-Colombes. La SNCF, pour l'instant, n'a pas réagit à cette demande déjà ancienne. Mais dans le cadre du projet de la mise en accessibilité de cette gare, nous allons maintenir cette demande, qui est légitime.
Rédigé par : alexis bachelay | 17 janvier 2012 à 15:36
Il existe déjà un parc à vélos, à la gare des Vallées, tout au bout de la rue des Vallées mais il n'est malheureusement pas sécurisé. pourtant les besoins sont là car il est tous les jours saturé. Il suffirait peut-être de pas grand chose pour qu'il évolue vers un parc sécurisé.
Rédigé par : charles | 20 janvier 2012 à 11:53
En effet, un mini-parc à vélo non-sécurisé, existe déjà au bout de la rue des Vallées. Je reconnais que ce n'est pas totalement satisfaisant. Mais sachez que dans le cadre du projet de mise en accessibilité de la passerelle des Vallée, nous pourrions obtenir de la SNCF un engagement dans ce sens.En tout cas, nous y travaillons et j'espère que les prochaines réunions de travail avec le STIF et la SNCF nous permettrons de vous communiquer des informations positives à ce sujet.
Rédigé par : alexis bachelay | 23 janvier 2012 à 10:11