La loi « hôpital, patients, santé, territoires » votée en juillet 2009, a créé une nouvelle instance - les Agences Régionales de Santé (ARS) - en charge de la mise en œuvre de la politique de santé publique. La réorganisation de l’offre publique de soins sur le territoire est une de leurs prérogatives.
Dans ce cadre, l’ARS d’Île-de-France a initié un regroupement de certaines activités des hôpitaux Max Fourestier de Nanterre et Louis Mourier de Colombes, pour pallier les déficits budgétaires chroniques de ces deux structures.
Dans cette période d’évolution du système de soins en France, il n’est pas question d’être dans une opposition idéologique à un rapprochement entre les hôpitaux de Nanterre et de Colombes, ni à une offre plus efficiente sur le territoire, dès lors que cela n’a pas pour conséquence une réduction de l’offre de soins sur le territoire.
L’ARS doit prendre en compte les réalités du territoire qui se traduisent depuis le dernier recensement :
- par une hausse des besoins en santé,
- une baisse de la démographie médicale,
-un déficit des professionnels de santé (médecins de secteur 1, spécialistes, chirurgiens -dentistes, kinésithérapeutes…) aggravé dans certains quartiers.
L’offre de soins privée est globalement insuffisante, mais elle aussi inaccessible financièrement pour une partie de la population en grande précarité ou économiquement faible. Par exemple à Colombes, de nombreux spécialistes libéraux sont en secteur 2 avec des dépassements d’honoraires, non pris en charge par la sécurité sociale, rendant encore plus difficile l’accès aux soins pour certains Colombiens et accentuant leur exclusion sociale et sanitaire. L’Hôpital reste, pour eux, comme pour beaucoup d’autres, le seul accès aux soins de proximité.
L’offre de soins publique, ne peut pas seulement répondre à des exigences financières, elle doit tenir compte aussi des besoins des populations, favoriser la réduction des inégalités sociales et économiques et être diversifiée. Le projet de rapprochement des deux hôpitaux devra tenir compte de ces éléments et associer bien en amont les élus des villes concernées.
La santé est essentielle pour mener une bonne scolarité, trouver un emploi, c’est un facteur de dignité, de liberté et aussi de cohésion sociale.
Pour en débattre, rendez-vous dans les salons de l'Hôtel de Ville de Colombes mercredi 23 novembre à 19h00, pour rencontrer Claude Evin, directeur général de l'Agence Régionale de la Santé (ARS) d'Ile de France.
Cette réunion abordera la place de l'Hôpital Louis Mourier dans le groupement des Hôpitaux Universitaires Paris Nord Val de Seine (Beaujon, Bichat-Claude Bernard et Bretonneau et Charles Richet) et le partenariat avec l'Hôpital Max Fourestier de Nanterre.



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