François Fillon (2007) : "la France est en faillite." François Fillon (2011) : "la France est en faillite." 4 années perdues.
En Grèce, comme en Italie, les effets de la crise économique sont aggravés par une crise politique, qui signe l’échec des gouvernements dans ce pays. La France est engagée dans la même spirale, ce qui explique la dramatisation à laquelle se livre le Président et son gouvernement depuis plusieurs semaines. On ne compte plus les effets d’annonce du Président et de son Premier ministre, pour annoncer qu’ils ont enfin trouvé la solution pour enrayer une crise qui n’en finit pas.
François Fillon nous livre aujourd’hui sa énième potion amère, pour faire face à la dette qu’il a lui-même contribuer à faire exploser avec ses choix politiques.
A droite après des années de caporalisme et de suivisme des voix commencent à s’élever pour dire que Nicolas Sarkozy conduit la France droit dans le mur : «Nicolas Sarkozy a perdu le fil de son histoire et donc de la réforme. Il s’est abandonné à la satisfaction de lui-même. (…)Il (Nicolas Sarkozy) doit emprunter le chemin inverse de celui qui est le sien depuis le début du quinquennat. Après les baisses d'impôts et des dépenses supplémentaires, il doit faire le contraire. Il n'y a plus le choix. Dans 6 mois la situation sera peut-être encore plus grave. Il faudra prendre des décisions encore plus difficiles. Pour relever le pays, il nous faut un géant et pas une pile électrique" Alain Lambert ex-ministre (UMP) dans Libération du 7 novembre 2011
Après des années de laxisme budgétaire et des baisses insensées d’impôts pour les plus aisés, le bon professeur Fillon nous concocte une nouvelle potion amère. Mais l’intarissable Alain Lambert, ex-ministre du Budget de Jacques Chirac, pose la question de la crédibilité de ce gouvernement : « Dès lors, comment expliquer entre 2007 et 2011 (chiffres fournis par le Gouvernement), que lesdites dépenses seront passées de 992,6 milliards d’euros à 1.100 milliards, soit une augmentation de presque 108 milliards. Pour quelle amélioration ? Le cumul des augmentations sur cette période s’élève à 323 milliards. 323 milliards dépensés en plus sans contrepartie pour les Français. (…)?
Comment, dès lors, être surpris du bondissement vertigineux des déficits quand le déficit en 2007 était de 51,6 milliards et qu’il est annoncé pour 121,6 en 2011 ? Comment se satisfaire qu’il soit de 85 milliards supérieur à celui de 2007 ?
Comment oser se présenter en forçats de la lutte contre la dette publique, en en ayant accumulé 530 milliards en 5 ans, alors qu’elle était de 1.211,6 milliards en 2007. »
Après avoir laissé creuser le déficit et largement endetté le pays, voilà maintenant que l’heure des comptes a sonné. Mais il est bien tard et surtout, que de choix erronés depuis 2007…
Aujourd’hui l’Europe a besoin d’une politique de croissance peut permettre une diminution durable des déficits. Certes, il faut plus de rigueur dans la gestion des fonds publics. Mais sans une politique de relance par la croissance, à l’échelle européenne. Or, le plan Fillon conduit vers une spirale austérité-dépression économique- nouvelle cure d’austérité etc...
La crise économique, mais aussi la politique menée depuis 4 ans en France, ont cassé la croissance. Il faut donc une relance de l’investissement axé sur quelques secteurs : le développement durable, les énergies renouvelables, la rénovation urbaine, le logement et les technologies de pointe.
Bref, il faut réaliser ce qui aurait dû être fait depuis 4 années :
En Europe
- · une harmonisation de la fiscalité
- · instaurer une taxe sur la spéculation et les flux financiers
- mise en place d'un véritable fond de garantis de la dette européenne (eurobonds)
En France :
- · Annuler les cadeaux fiscaux des plus aisés
- · Une véritable politique de relance ciblée et forte (et pas le pseudo plan de relance de 2009)
Il va falloir du courage et de la volonté pour relever le pays. Le premier acte de vers la sortie de crise sera la rupture...avec le sarkozysme !
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