Les maires d’Argenteuil, Asnières-sur-Seine, Clichy-la-Garenne, Colombes, Gennevilliers et Nanterre, et les collectifs associatifs de ces villes, organisent un rassemblement le 17 octobre 2011 en hommage aux manifestants Algériens, victimes de la répression brutale qui a suivi la marche pacifique du 17 octobre 1961.
A quelques mois de l’indépendance de l’Algérie, le 5 octobre 1961, le Préfet de Police, Maurice Papon, impose un couvre-feu à tous les Algériens (appelés à l’époque Français Musulmans d’Algérie) de Paris et de sa région de 20h30 à 5h30 du matin.
Le Front de Libération National de l’Algérie (FLN) appelle alors l’ensemble de la communauté algérienne à se mobiliser contre cette discrimination à travers une manifestation pacifique.
Le soir du 17 octobre 1961, des dizaines de milliers de personnes convergent vers la capitale. Parmi elles, des habitants des villes de la boucle Nord de la Seine qui seront notamment arrêtés au Pont de Neuilly. Un bilan très lourd : des hommes, des femmes, des enfants matraqués, des dizaines de cadavres repêchés dans la Seine, des centaines de disparus, des milliers d’arrestations.
Au lieu même de cette terrible et sanglante répression policière, les six municipalités se rassembleront pour faire vivre la mémoire de ces événements tragiques de l’Histoire de France, pour contribuer à la reconnaissance officielle de ce crime d’Etat et pour que ces actes restent à jamais gravés dans la mémoire collective.
Cette commémoration sera ouverte par des dépôts de gerbes. Puis suivront des allocutions de la part des représentants des associations, des Algériens, de Patrick Jarry (Maire de Nanterre) et de Philippe Sarre (Maire de Colombes). Assisteront également à cette cérémonie des représentants du Consulat algérien et du ministère des Algériens de France.
A l’issue de la cérémonie, une annonce sera faite pour rejoindre la manifestation parisienne prévue au Podium situé au Pont Saint-Michel à Paris.
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