François Hollande, le candidat désormais officiel du PS à l'élection présidentielle de mai prochain, a choisi la ville d'Asnières, dans les Hauts-de-Seine, ce matin pour effectuer sa première sortie d'après primaires. Dans ses nouveaux habits de prétendant officiel - en l’occurence un costume foncé et une chemise bleu ciel - il était ce matin sur le pont de Clichy, une rose à la main, dans une symbolique très mitterrandienne.
Cinquante après, l’Etat français n’a toujours pas reconnu sa responsabilité. Les associations sont aujourd’hui nombreuses à réclamer la reconnaissance par la France d’un crime d’Etat. En présence de Sébastien Piétrasanta, le maire (PS) d’Asnières et de Gilles Catoire, le maire (PS) de Clichy, le candidat socialiste a ensuite assisté au dévoilement d’une plaque commémorative sur laquelle il est écrit : «[...] De ce pont, et d’autres ponts de la région parisienne, des manifestants Algériens furent jetés dans la Seine le 17 octobre 1961, victimes d’une répression aveugle. A leur mémoire, le 17 octobre 2011». Benjamin Stora, historien français, spécialiste de l’immigration algérienne et habitant Asnières, présent hier, s’est félicité d’un début de reconnaissance «d’une des plus grandes tragédies française». Le Parisien



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