La ville mène, conformément aux objectifs de l’agenda 21, une politique de déplacements urbains volontariste et incitative. Adopté en conseil municipal le 3 février dernier, le plan de déplacements a été élaboré en concertation avec les habitants.
Aux temps de la réflexion et de la concertation, succède le temps de l’action, et les premières mesures sont actuellement mises en œuvre ; c’est le cas pour le stationnement, question centrale pour les Colombiens, résidents comme commerçants.
Dans le contexte de la nécessaire renégociation de du contrat avec notre délégataire Q-Park, nous prenons des mesures volontaristes :
- fin progressive du stationnement alterné, qui perturbe la circulation et le stationnement dans nos rues tous les 15 jours,
- définition d’un périmètre élargi de stationnement payant, avec un nouveau tarif résidentiel et un abonnement à 25 euros par mois, ou annuel à 250 euros (soit 20,8 euros sur 12 mois).
- gratuité de la première heure dans les parkings de l’hôtel de ville et du village
- Mise à disposition de places de stationnement, pour tous les Colombiens, dans les parkings de Colombes habitat public.
L’ensemble de ces mesures forme les contours d’une véritable politique de stationnement pour Colombes. Ensemble, nous réussirons à obtenir un meilleur partage de l’espace public et de la voirie, si nous poursuivons un effort constant dans ce domaine.
Je conçois que ces choix heurtent certains. Cela permet d’illustrer la théorie américaine du NIMBY le (not in my back yard-pas dans mon jardin), selon laquelle, tout équipement collectif créant des nuisances ou une contrainte pour les riverains, suscite la réaction naturelle de ces derniers, qui sera de s'y opposer et d'exiger qu'il se fasse ailleurs. Cela réveille même l’opposition, qui essaye de faire oublier sept années d’immobilisme et de gestion calamiteuse du contrat de stationnement qu’elle a signé en 2005 avec la société Eiffage (Q-Park aujourd’hui). Quand je lis dans des publications anonymes des termes indignes du débat public tel que « Racket », je me demande si nous parlons bien du sujet stationnement, où si nous sommes dans un autre registre !
La définition du racket dans le code pénal, c’est, je le rappelle : « L'extorsion est le fait d'obtenir par violence, menace de violences ou contrainte soit une signature, un engagement ou une renonciation, soit la révélation d'un secret, soit la remise de fonds, de valeurs ou d'un bien quelconque. L'extorsion est punie de sept ans d'emprisonnement et de 100000 euros d'amende. »
Il me semble que ce débat sur le stationnement dans notre commune mérite mieux que des caricatures, ou des jugements sommaires. Si une large majorité de Colombiens comprend les raisons de cette décision, c’est parce qu’ils subissent quotidiennement, et depuis des années, la plaie du manque de places. Le numéro vert mis en place depuis 15 jours, nous permet de connaître les attentes et les inquiètudes des Colombiens. A cela s'ajoute les nombreux courriers reçus depuis des années sur cette question. Car voici ce que nous disent, en vérité, les colombiens des quartiers concernés par l’extension du stationnement payant, et notamment à la Petite-Garenne
- Les colombiens nous disent que l'aménagement du boulevard Charles-de-Gaulle pour le passage du tramway T2, a provoqué la suppression de nombreuses places. Ce choix a été celui du Conseil général, et il a été validé par l’ancienne municipalité. Malgré nos demandes, nous n’avons pas pu rétablir des places qui auraient été bien utiles dans ce secteur.
- Les Colombiens nous disent, notamment ceux qui habitent rue Pierre Brossolette, que lorsque La Garenne Colombes est passée au stationnement payant, il y a un report des automobilistes de cette commune vers la voirie de Colombes.
- Les Colombiens nous disent que beaucoup de véhicules stationnées sont ventouses et bougent très peu. Ce sont parfois des Colombiens, mais parfois non. En témoigne des plaques minéralogiques du 75, 95, 93 et même hors d’Ile-de-France !
- Les Colombiens nous disent que les propriétaires de garages stationnent trop souvent dans la rue : les sorties de garages squattées, les trottoirs encombrés, tout cela est fréquent. Des témoignages nous disent devoir faire appel à un voisin pour emmener un enfant à l'école, voire à l'hôpital, et qu'il n'y a aucun moyen de déloger un "squatter" de la sortie de son garage.
Ce qui est intolérable, c’est de laisser de telles situations sans rien faire. Et cela dure depuis si longtemps….
Les Colombiens attendent du stationnement résidentiel qu’il résolve en partie les problèmes décrits plus haut avec leurs mots. Ils espèrent que cela va libérer des places pour celles et ceux qui n'ont que la rue pour se stationner et qui, actuellement, peuvent tourner 20 ou 30 minutes chaque jour avant de trouver une place... Ils comprennent bien que la rue Pierre Brossolette sera réservée à un stationnement de courte durée en journée, car il y a des commerces à proximité. Actuellement, il n'y a jamais de places pour se garer et en plus, souvent il y a du stationnement sauvage sur les passages piétons. Le soir après 19h et jusqu'à 9 H du matin, les riverains pourront enfin s'y stationner plus facilement.
Une minorité de riverains prétend que ces mesures vont aggraver les problèmes ? Les mêmes peuvent prétendre, qu’il n’y aucun problème de stationnement à Colombes et que nos décisions sont dictées exclusivement par des impératifs économiques ! C’est faux. L’extension du stationnement payant va coûter plus cher à la ville que cela ne rapporte. Mais nous faisons ce choix pour améliorer le quotidien de centaines de Colombiens.
Nous prenons cette décision après une analyse fine et sérieuse de la situation. Cette analyse est confortée par des années de témoignages sur la dégradation des conditions de stationnement dans notre commune. Si ce n’était pas une solution adéquate, pourquoi un nombre important croissant de communes ont-elles mis en place des systèmes similaires (voir ci-dessous). Si cela ne règle aucun problème, toutes les communes se tromperaient-elles ?
A travers un dialogue serein et constructif, il y a des réponses à beaucoup de questions. A condition d’aborder ce sujet avec pragmatisme et en ayant le souci de résoudre les problèmes qui existent. Il est temps d'agir pour améliorer la vie dans nos quartiers, car le stationnement est un problème qui gâche quotidiennement la vie des Colombiens. Beaucoup de choses auraient pu nous conduire à l’inaction. Il est souvent plus simple de ne rien faire, que de prendre les décisions difficiles qui s’imposent. Nous tournons le dos à un immobilisme qui a fait la preuve de son inefficacité. Et nous donnons rendez-vous, à tous, dans quelques mois pour une première évaluation des résultats de cette politique.
Quelques exemples de villes qui pratiquent le stationnement résidentiel :
Ville de Vincennes. Introduit en 2003 à Vincennes, le stationnement résidentiel a fait ses preuves : il allège en particulier le parcours du combattant quotidien que peut représenter, pour les Vincennois qui n’ont pas de garage, la recherche d’un emplacement de stationnement pour leur véhicule. L’explication est simple : en proposant des tarifs préférentiels aux habitants, le stationnement résidentiel dissuade les visiteurs extérieurs d’utiliser Vincennes comme un parking à ciel ouvert – avant notamment d’y prendre le métro.
http://www.vincennes.fr/Cadre-de-vie/Circuler-et-stationner/Stationnement
Ville d'Ivry sur Seine. Stationnement Résidentiel. Tarif résidentiel : 28 € par mois ou 7 € par semaine. Cette tarification est ouverte aux riverains de la zone payante : habitants, professions médicales ou paramédicales, commerçants et employés d’une activité de 10 salariés maximum. Le stationnement résidentiel est autorisé, dans une limite de 24h consécutives, uniquement dans les zones vertes (longue durée) de votre secteur résidentiel .En dehors de votre secteur résidentiel, vous ne bénéficiez plus de ce tarif
préférentiel. http://www.ivry94.fr/decouvrir-la-ville/transports/stationnement
Ville de Noisy-le-Sec. Stationnement résidentiel en centre-ville. Une carte de résident permet aux Noiséens habitant la zone payante du centre- ville de stationner dans toutes les rues de couleur verte à un tarif préférentiel : 1 € par jour ou 5 € par semaine (20 euros le mois). Les personnes concernées par le stationnement résidentiel peuvent obtenir une carte auprès du service Actions à la population, à l’hôtel de ville, sur présentation de la carte grise du véhicule et d’un justificatif de domicile. Vous trouverez ci-dessous un lien vous permettant de télécharger le formulaire de demande de carte de stationnement résidentiel. Cette carte devra être placée en évidence derrière le pare-brise, à côté du ticket d’horodateur.
http://www.ville-noisylegrand.fr/environnement
Ville de Malakoff. Stationnement résidentiel. Le stationnement résidentiel est autorisé sur les voies à stationnement réglementé, à l’exception de l’avenue Pierre-Larousse et du boulevard Charles-De-Gaulle. Tarif : 5 € pour 7 jours ouvrables consécutifs (20 euros le mois). Gratuit les dimanches, jours. fériés et durant le mois d’août. La zone verte. Limité à 8 heures, le stationnement en zone verte permet aux riverains de stationner de façon durable aux abords de leur lieu de résidence ou de travail.
Le stationnement est payant tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 19h sauf es samedis, dimanches et jours fériés ainsi que pendant le mois d’août et n cas d’alerte à la pollution. Les tarifs s’échelonnent entre 0,20 € (15 minutes) et 2 € (8 heures). Un ticket pris dans une zone ne peut pas être utilisé dans l’autre. Les détenteurs d’une carte Résident bénéficient d’un tarif préférentiel leur permettant de stationner un mois pour 20 €.
Ville de Bondy. La zone verte. Limité à 8 heures, le stationnement en zone verte permet aux riverains de stationner de façon durable aux abords de leur lieu de résidence ou de travail. Le stationnement est payant tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 19h sauf les samedis, dimanches et jours fériés ainsi que pendant le mois d’août et en cas d’alerte à la pollution. Les tarifs s’échelonnent entre 0,20 € (15 minutes) et 2 € (8 heures). Un ticket pris dans une zone ne peut pas être utilisé dans l’autre. Les détenteurs d’une carte Résident bénéficient d’un tarif préférentiel leur permettant de stationner un mois pour 20 €
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