Police nationale et minorités visibles : une étude analyse les contrôles d'indentité à Paris.
Le fait d'avoir la peau noir ou le type maghrébin entraîne-t-il un risque supérieur d'être contrôlé par rapport au type européen à peau blanche ?
Le fait d'être habillé "hip hop" ou "gothique" augmente-t-il la fréquence des contrôles ?
A t-on plus de chance d'être contrôlé quand on est un homme jeune qu'une femme d'âge mûr ?
A ces questions, l'étude qui s'est déroulée à Paris, sur des sites très fréquentés avec une présence policière forte (la gare du Nord et station Chatelet-Les-Halles notamment), répond OUI !
Les résultats confirment le fait que les contrôles de police se fondent sur l'apparence des gens : leur sexe, leur âge, leur habillement et la couleur de leur peau (on contrôle davantage les Noirs et les Maghrébins). D'une certaine manière, le contrôle au faciès devient une réalité scientifique.
Ce qui est dérangeant, c'est que l'apparence devienne un marqueur essentiel du contrôle de police au détriment du comportement, donc de l"efficacité policière.
Chacun sait que l'habit ne fait pas le moine et que les apparences sont souvent trompeuses. Cette étude a bien peu de chance de sortir de la clandestinité. Raison de plus pour en parler ici.
Raison de plus pour saluer celles et ceux qui font de ces sujets un travail d'étude. Car la mise en scène du "tout sécuritaire", ne doit jamais faire oublier que dans un état de droit, tous les citoyens sont égaux devant le loi. La police doit assurer l'ordre public dans le cadre d'une éthique républicaine. Jamais les discriminations ne doivent être tolérées ou encouragées. IL en va de l'avenir de notre république et des ses valeurs.
Téléchargement Les_controles_d__identite


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